Si vous aimez la photographie en noir et blanc, surtout les photos d'artistes, cliquez sur l'image ci-dessous, en espérant que cela vous plaise. J'ai enfin trouvé le contenu de ce deuxième blog, pourtant il y longtemps que je m'intéresse aux photos en noir et blanc. Cela devait être l'instant. Mais il faudra que j'attende la fin de mon pack premium pour changer mon nom de domaine. Ce n'est pas bien grave.

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Je ne suis pas beaucoup sur mes blogs en ce moment, je suis en train de monter mon site de numérologie en ligne. Pendant ce temps, vous pouvez toujours faire un tour sur n " Le blog des blogs ". Si vous avez envie de voir le vôtre y figurer n'hésitez pas à nous le faire savoir. C'est ici

 

Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 15:18

 

- IL FAUT SAUVER L'AMAZONIE - 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La forêt amazonienne est considérée par la communauté scientifique comme l’entité ayant le plus gros impact sur le renouvellement de l’oxygène à l’échelle monde. On lui devrait en grande partie la pureté de l’air que l’on respire et par conséquent son devenir serait étroitement lié au nôtre. Notre comportement actuel relève du plus lent et du plus massif suicide collectif de l’histoire de l’humanité.

 

L’Amazonie est la plus grande forêt tropicale restante avec environ 4 millions de km2,  c’est une forêt primaire car survivante de celle qui recouvrait, il y a encore 8000 ans, près de la moitié de la planète. Cette zone d’Amérique du Sud s’étend sur plusieurs pays distincts, mais la plus grande partie est localisée au Brésil. Cette forêt gigantesque est irriguée par les innombrables méandres du fleuve Amazone.

 

On estime généralement que la forêt amazonienne est le foyer d’environ 250 000 personnes. Ces populations amérindiennes sont riches en histoire mais sont malheureusement en voie de disparition. Ceux-ci vivent en effet en symbiose avec la forêt amazonienne. Même si cette densité de population est faible, on ne peut décemment oublier ces gens que l’on condamne et que l’on déloge progressivement. Ils représentent sans aucun doute un patrimoine culturel immense et à sauvegarder impérativement.

 

source : ENMS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La déforestation de la forêt amazonienne a commencé depuis des décennies. Savez-vous qu'aujourd'hui près 160 km2 de forêt disparaissent par jour. Arrivez-vous à imaginer ce que représentent 160 km2 de forêt ? On va dire que chaque jour une principauté comme le Liechtenstein est rayé de la carte.

 

Le congrès brésilien vient d'adopter un code forestier qui met en grand péril la forêt amazonienne. Il donne carte blanche aux exploitants forestiers et agricoles pour raser d'immenses étendues de forêt vierge en Amazonie.

Or cette loi criminelle ouvrirait la voie à l'abattage d'arbres sur une zone aussi grande que la France et la Grande-Bretagne réunies tout en blanchissant les exploitants de toutes leurs activités criminelles passées de déforestation. Non seulement les forêts brésiliennes se transformeraient en paysages de désolation, mais cela créerait un précédent mondial néfaste. Il est vital que nous protégions l'Amazonie.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La présidente brésilienne Dilma Roussef a posé un veto partiel sur 12 lois du nouveau Code forestier approuvé par le Congrès il y a un mois. 32 modifications devront être également apportées. Très fortement critiqué, l’amnistie des propriétaires ayant déboisés illégalement, est retirée du nouveau « Código Florestal ». Sans pour autant satisfaire les écologistes qui demandaient le retrait du texte, et encore moins le secteur agroalimentaire, à l’origine du projet

 

Dans quelques semaines, Dilma accueillera le plus grand sommet mondial sur l'environnement, et des experts affirment qu'elle ne peut décemment pas l'inaugurer en tant que la chef d'Etat qui aura signé l'arrêt de mort de la forêt vierge. Elle est d'ores et déjà confrontée à une pression grandissante des Brésiliens, qui sont 79% à rejeter la loi. Une énorme mobilisation mondiale peut convaincre Dilma d'abandonner cette loi, et non la forêt tropicale.

 

Le Brésil se développe rapidement et se bat pour sortir des dizaines de millions de gens de la pauvreté. Bien qu'il ait été prouvé que la déforestation n'a pas d'impact sur la croissance, le puissant lobby agricole qui a aidé Dilma à accéder au pouvoir exerce, dans un but lucratif, de fortes pressions pour qu'elle rase la forêt vierge. Et cette bataille n'est pas belle à voir -- les militants locaux se font assassiner, intimider ou réduire au silence. Pourtant, d'anciens ministres de l'environnement et le peuple brésilien ont fait clairement comprendre qu'ils veulent sauver l'Amazonie. À nous de les soutenir maintenant et d'exhorter la présidente Dilma à résister aux pressions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors peut être que cela vous importe peu de penser à l'amazonie, mais vos petits enfants dans quelques décennies penseront peut-être à vous, se demandant quelle drôle de planète vous leur avez laissé en héritage. Cela nous concerne tous puisque c'est notre terre, que la forêt d'Amazonie est un des plus grands poumons de la terre et que, si personne ne part au combat, ce poumon va disparaitre.

Si vous avez envie d'en appeler à la présidente Dilma Roussef c'est ici CLIC

 

Garo.

 



 

Par Garo - Publié dans : Là où je t'emmènerai - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 17:06

Tout à l'heure, j'ai décidé de ranger un tiroir, j'y ai retrouvé des photos prises avec un appareil jetable. Juste deux photos dans cet article pour demander pourquoi ?

 

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Mon amie debout, moi sur l'ordi.

 

 

Il y a des questions restées sans réponse. Pourquoi après avoir fait un si grand et si long  chemin ensemble, où nous avions la chance de travailler dans le même bureau, tu m'as jetée.  Je t'ai accompagnée pendant tant d'années, essayant d'apaiser tes doutes et , quand tu l'as rencontré, je n'ai plus jamais existé... Pourquoi ?


 

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Pourquoi mes bébés léonberg vous n'avez pu continuer votre route ensemble avec moi ! Qui pouvait laisser présager que toi ma puce (à droite) tu avais une maladie incurable depuis la naissance. On s'est bien battues toi et moi contre la maladie pendant deux ans. Pourquoi c'est tombé sur toi, sur moi, sur nous !

 

Pourquoi ?... Est-ce une question à laquelle il vaut mieux ne pas avoir de réponse ?  Je crois que quelques fois oui.


Par Garo - Publié dans : C'est ma vie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 13:16

J'ai retrouvé cette très jolie histoire que j'avais mise sur mon blog Orange,

par contre je ne retrouve pas sa source

 

SERMENT SUR LA PIERRE D'ODIN

 

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Ring of Brodgar - Ecosse *

 

 

C’était le dernier jour d’octobre.

 

De minces volutes de nuages déguenillés traversaient le ciel qui basculait vers l’obscurité et la femme sur le seuil de sa petite maison frémissait dans les froides rafales.

 

Son compagnon s’interrompit pour dire avec impatience :

 

« Rentrez Mary ! Je reviendrai demain pour connaître votre réponse. Et réfléchissez bien jeune femme. Un serment païen sur la Pierre d’Odin n’engage pas l’âme d’une chrétienne. » 

 

Il se retourna. C’était un homme d’une quarantaine d’années. Il portait la barbe. Il était grossièrement mais chaudement habillé. Il tourna les yeux vers la route en bas qui menait au pont de Brodgar et hocha la tête. Là, en bas, à l’écart du cercle que formaient les pierres dressées, la grande pierre percée d’Odin se dressait près du pont.

 

Derrière l’homme, la femme sur sa porte regardait, inquiète, dans la même direction. La lune s’était levée, voilée par des nuages presses. Le hurlement de la mer couvrait faiblement celui des rafales.

 

Elle rentra alors comme il le lui avait dit, refermant la porte de la petite maison sur cette nuit sauvage, mais incapable de se protéger du froid qui s’était emparé d’elle quand elle s’était souvenue du serment prêté sur la Pierre d’Odin. Cette main qui avait étreint la sienne par le trou dans le pierre, était depuis longtemps froide comme la mort : il ne pouvait plus y avoir de rétractation maintenant …

 

La faible lumière de la lampe-tempête révélait une jeune femme de vingt-cinq, vingt-six ans, mince et pauvrement vêtue. Son beau visage tourmenté se détendit passagèrement et retrouva sa beauté primitive quand elle regarda le lit où dormaient ses enfants. Elle remonta la couverture sur eux, puis elle s’assit sur une chaise paillée, près de l’âtre, pour tricoter. Son regard inquiet se tournait souvent vers le lit et à plusieurs reprises, elle se leva pour consoler et apaiser l’enfant qui toussait et gémissait en dormant. Au bout de deux heures, le feu était presque éteint, mais elle n’osa pas le recharger car elle n’avait qu’une maigre réserve de tourbe.

 

S’enveloppant plus étroitement dans son châle, elle prit sur l’étagère un épais volume : c’était une édition ancienne de la Bible. Elle la posa sur la table et l’ouvrit. Entre les pages, se trouvait une lettre pliée.

Elle la déplia, lissa la page tachée et fragile et relut, à la faible lumière jaune, ces mots qu’elle savait par cœur. Ecrits à la hâte et ondulants, ils se serraient sur les deux derniers pouces de la feuille à l’étroit sous la signature appliquée.

 

«  Mary, souviens-toi de notre serment sur la Pierre d’Odin de n’en épouser aucun autre. Je reviendrais des morts pour mes enfants si tu épouses un homme comme celui que ma mère épousa. Je reviens au pays la semaine prochaine… »

 

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Il n’était jamais revenu de ce voyage. Cinq ans auparavant, les eaux froides et rapides d’une rivière du nord l’avaient réclamé. Comme il n’avait été au service de la Compagnie de la Baie d’Hudson que très peu de temps, sa veuve, Mary Tait de Treb près du pont de Brodgar, n’avait touché qu’une très petite somme.

 

Ce soir-là, épuisée, à l’écoute de son enfant malade et observant la tourbe chaude et rouge se transformer en cendre grise, Mary Tait parla à haute voix.

«  Oh Andrew, mon homme, je t’ai manqué aussi sûrement que tu me manques. Je me souviens de notre serment sur la Pierre de ne jamais nous remarier. Oh, comme je m’en souviens, Andrew, et comme il nous a coûté cher … » Elle laissa la lettre et donna à boire à l’enfant malade. 

 

Et maintenant ce serment fait obstacle entre tes enfants et la bonne nourriture et la maison chauffée que Walter Clouston nous propose, Walter qui fut toujours ton ami. Devrais-je encore m’y tenir maintenant, Andrew Tait ? Je voudrais que tu nous voies tous les trois cette nuit ! Elle poussa un gros soupir, se rassit, plia la lettre et referma la Bible. Elle se remit à son tricot.

 

Il lui tomba des mains, elle inclina la tête et somnola bercée par le vent qui s’était levé. Laissée à elle-même, la flamme de la lampe vacilla avant de s’éteindre.

 

La cendre de tourbe était froide depuis longtemps. Quelques temps plus tard, elle se réveilla en sursaut. Elle étouffa un cri. A l’intérieur comme à l’extérieur, tout était silencieux, mais la porte était grande ouverte. Et sur le seuil, se dessinant noire sur le clair de lune se tenait une silhouette qu’elle reconnaissait, même vêtue de cette capote et de ces mocassins peu habituels. Elle tenta de se lever, mais vainement, aucun son ne sortit de sa bouche lorsqu’elle essaya de parler.

 

Silencieusement, la silhouette sombre avança vers la table, elle ouvrit la Bible et en sortit la lettre tachée. Elle la déplia sans un bruissement et dans l’obscurité de la pièce, sembla balayer cette feuille de papier d’une faible lumière surnaturelle qui émanait d’elle, sans pour autant que l’obscurité s’atténuât. Puis elle la reposa, dépliée, sur la Bible, la lissa doucement et se détourna. Lorsque la silhouette passa vers le lit où reposaient les enfants, celui qui était malade toussa et parla dans son sommeil.

 

Sans un geste, sans un signe, il passa la porte pour rentrer dans la nuit. Derrière lui, toute seule, la porte de la petite maison se referma silencieusement.

 

C’est seulement alors que Mary entendit à nouveau le bruit du vent. Ayant retrouvé l’usage de ses membres engourdis, elle traversa la pièce pour vérifier la porte. Elle était verrouillée comme elle l’avait laissée. Elle tira à nouveau la couverture sur les enfants, puis s’étendit près d’eux. Elle s’endormit aussitôt. Elle fut réveillée tôt le matin par un frappement sonore contre sa porte. Pâle, les paupières lourdes, elle fit entrer Walter Clouston.  

 

«  Que dites-vous Mary ? Ma porte vous est ouverte à vous et aux enfants. Il ne vous suffit que de dire un mot ». Il fit une pause  «  Mary, j’ai rêvé d’Andrew la nuit dernière. Je ne pense pas que cela le dérangerait Mary »

 

«  Je l’ai vu » chuchota Mary. «  Il est venu, il se tenait là, devant la table,  il a regardé sa lettre » Elle s’aperçut que la feuille de papier était toujours là, ouverte sur la Bible. Elle la prit et la regarda. La lettre se terminait toujours par la signature d’Andrew, à deux pouces du bord de la feuille. Simplement, toute référence à la promesse faite sur la Pierre d’Odin avait disparu… Il l’avait délivrée de son serment ! 

 

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L'alignement des pierres levées de Brodgar en Ecosse, sont sur une des îles les plus importantes des Orcades.

Les Orcades (Orkney Islands en anglais) sont un archipel d'îles situées au nord de l'Ecosse. Cet archipel compte 67 îles légèrement vallonnées, dont 16 seulement sont habitées. Les quelques 20 000 orcadiens vivent pour la plupart sur l'île principale, Mainland, dans les villes de Kirkwall et Stromness.

 



Par Garo - Publié dans : Contes et Légendes pour un ami. - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
Un com cest pas obligé, c'est quand on veut - Il y a 0 visiteurs sympas
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 14:21

Parce que je ne peux pas oublier.

 

C'est l'histoire d'une vie fauchée en plein galop de la course effrénée, et finalement fatale, d'une jeune femme qui voulait toujours aller plus vite. Cavalière émérite, Nathanaëlle Artu est décédée sur un champ de course, le jour-même où elle aurait dû fêter ses 22 ans...le 16 juillet 2006.

 

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Elle tenait un blog internet, où elle y mettait des photos, beaucoup de photos. Un petit frère aussi passionné qu'elle par les chevaux, en train de faire de la voltige. Des parents au sujet de qui elle écrivait "Je les aime fort. Je sais pas s'ils le savent...". Une petite soeur avec qui elle essayait d'être complice bien qu'elle soit de 6 ans sa cadette: "J'espère qu'elle me fera confiance pour la suite de sa vie...".
Certains mots résonnent plus fort que d'autres. Certains mots font mal, très mal. Et même quand il n'y a plus rien à lire, ce sont des images qui vous poursuivent. Celle d'une fillette d'1 an et demi dont la petite bouille rayonne déjà comme un soleil. Celle d'une gracieuse jeune femme qui, malgré un métier plutôt macho, avait conservé toute sa féminité. Et toujours et encore ce même sourire, celui d'un être qui aura vécu sa passion intensément et qui n'aura pas perdu un seul jour de sa courte vie.

 

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Nathanaëlle était une fille de la balle. Avec un papa jockey d'obstacles, devenu entraineur, c'est pratiquement à cheval qu'elle a fait ses premiers pas dans le monde. Elle montait en effet déjà des purs-sangs avec son père à 2 ans, puis toute seule à partir de 4 ans.
Au poney-club où elle montait, elle n'était pas totalement épanouie. "Cela n'allait pas assez vite!" disait-elle récemment. C'est peut-être pourquoi sa vie ressemble tant à une course. A 7 ans, elle fait ses premiers galops de chasse, à 9 ans ses premiers canter. A 12 ans, ses premier sauts. Nathanaëlle vise toujours plus haut. Je me souviens de sa jument grise préférée " Flanelle ", elle suivait ses parents sur les hippodromes et lorsque les journalistes lui demandaient si elle voulait être jockey d'obstacle plus tard, elle répondait non, papa ne veut pas il trouve que c'est trop dangereux, je monterai en plat.

 

nat1A l'époque, elle savait déjà ce qu'elle voulait faire: vétérinaire ou jockey. Et c'est ainsi qu'elle obtient une licence de cavalière la veille de ses 16 ans. "15 jours après, je débutais à Vichy. J'ai su que j'avais trouvé ma voie". Pour ses parents, il n'était cependant pas question que la jeune fille arrête ses études. C'est pourquoi, tout en continuant à monter à cheval, Nathanaëlle a passé un bac de sciences et techniques de l'agronomie et de l'environnement. Un véritable exploit qui lui a demandé beaucoup de détermination: "Dans ce type de terminale, les horaires sont presque doublés par rapport aux filières classiques. De plus mon lycée se trouvait loin des pistes d'entraînement".
Pourtant, à aucun moment Nathanaëlle n'a baissé les bras. "Je vis ma passion. C'est tellement de bonheur!". Déterminée, elle a aussi décroché son bac et a même enchaîné sur un BTS productions animales.

Parallèlement, peu à peu, la jeune femme se met à remporter des courses et s'impose dans le milieu. C'est ainsi qu'au mois de mars dernier, elle passe professionnelle. C'est un milieu macho, dans lequel les femmes peinent encore à se faire une place. Pourtant, avec sa joie de vivre débordante, Nathanaëlle est tout de suite adoptée. Ce petit bout de femme qui n'hésite pas à faire le pitre dans les vestiaires est un véritable rayon de soleil pour ses collègues masculins.

 

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A aucun moment, la jeune femme ne doute de ses capacités. "Avec un bon cheval, on a autant de chance de gagner qu'un homme. Tout est une question de volonté déclarait-elle". Le fait est qu'elle rivalisait déjà avec les plus grands. Elle faisait en effet partie des 100 meilleurs jockeys et comptabilisait 7 victoires en tant que professionnelle.
nat10.jpg Mais le destin est parfois cruel. Et le dimanche 16 juillet 2006, tout a basculé alors qu'elle disputait une course de plat au Lion-D’angers, elle a été victime d'un accident tragique. Elle était en tête du peloton quand soudain "Pot Jolie" monté par David bourillon l'a relayé, il a débouché les oreilles de son cheval et a couché "Paula" celle-ci s'est retrouvée la tête sur le cul du cheval qui l'empêcha de galoper, la jument s'est écroulée, entraînant 3 autres chevaux dans sa chute et, surtout, projetant violemment sa cavalière au sol. Le choc a été tel que son casque (GPA) s'est fendu en deux. Immédiatement évacuée au centre hospitalier d'Angers, les médecins n'ont pu que constater le coma dans lequel Nathanaëlle avait sombré, avant qu'elle ne succombe à ses blessures..

 

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"J'aimerais réussir dans ma profession avant de me retirer dans une dizaine d'année pour me consacrer à ma vie de famille" écrivait-elle sur son blog. La course de son existence n'aura malheureusement pas été suffisamment longue.
C'était une jeune femme qui vivait intensément. Une jeune femme qui semblait mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l'heure de sa mort, qu'elle n'avait pas vécu.
Ce n'est pas son cas car elle a bel et bien vécu. Son sourire et sa joie de vivre manqueront à tous ses proches, mais ce n'est point une ombre qu'elle nous laisse sur les champs de course. C'est la lumière d'une jockey que peu sont près d'oublier...


 

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Par Garo - Publié dans : Passion Courses et chevaux - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 17:28

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En Bretagne, il était jadis de tradition, lorsqu'on avait tué le cochon, d'inviter tout le village une fois l'an à un repas rituel où l'on servait boudins et saucisses, pâtés et jambons. Un dimanche, Laou ar Braz, le paysan le plus riche de Pleyber-Christ, attendit la fin de la messe pour convier toutes les ouailles à partager avec lui le fameux repas le mardi suivant. Il se mit à crier à la cantonnade :

- Venez tous ! Venez tous !

Or, en ce temps-là, le cimetière se trouvait tout autour de l'église. Une petite voix grêle s'éleva alors des tombes piétinées par les villageois : 

- Moi aussi je pourrai venir?

- Que je sois damné si je mens ! S'écria Laou ar Braz, qui ignorait l'origine de l'étrange voix. Puisque j'invite tout le monde, c'est qu'il n'y aura personne de trop !

 

Dès le mardi matin, tout le village se mit en route pour la maison de Laou ar Braz. Les plus fortunés en char à boeufs, les mendiants à cloche-pied sur leurs béquilles. Ils furent accueillis dans une vaste salle où les tables étaient dressées et les couverts mis, devant une avalanche de charcutailles. Chacun avait déjà le nez dans son assiette pleine, mastiquant en cadence, lorsqu'un invité tardif se présenta. Il n'avait pas fière allure, avec sa souquenille de vieille toile noire en loques, qui lui collait à la peau et sentait le pourri. Mais Laou l'accueillit avec autant d'amabilité que les autres et lui trouva une place à table.

 

L'homme s'assit, mais ne toucha à aucun des mets qu'on lui servait. Il tenait la tête baissée, masquée par une cagoule noire, et ne répondait à aucune des questions que lui posaient ses voisins. Il semblait étranger au pays, car personne ne l'avait jamais vu. Le repas prit fin, et les invités quittèrent le festin, non sans avoir remercié Laou et l'avoir félicité pour la qualité de son accueil. Ce dernier se frottait les mains, car il aimait à ce qu'on s'en allât de chez lui plein jusqu'à la gorge. Il allait se retirer dans sa chambre lorsqu'il s'aperçut qu'il demeurait un dernier convive dans la salle. Il s'agissait de l'homme étrange à la souquenille de vieille toile, qui avait retourné son verre et son assiette contre la table.

- Ne te presse pas, dit Laou en s'approchant de lui. Tu es venu en retard,il est normal que tu partes le dernier. Mais tu risques de t'endormir devant ton assiette et ton verre vides !

C'est alors que l'étranger leva lentement la tête, dévoilant, à la place du visage, une ête de mort. Laou reconnut aussitôt l'Ankou, la Mort, qui lui dit de sa vois grêle :

- Lorsque je t'ai demandé, au cimetière, si je pouvais venir, tu as répondu qu'il n'y avait de trop. Tu n'imaginais sans doute pas que tu invitais la Mort à ta table. Mais comme tu as été aimable et accueuillant ave moi - ce dont je n'ai guère l'habitude - je ne t'emporterai pas ce soir. Mais je reviendrai te chercher dans huit jours d'ici. Le repas que je te ferai servir ne vaudra sans doute pas le tien, mais la compagnie sera plus nombreuse ...

 

A ces mots, l'Ankou disparut dans un grand tintement d'osselets. Laou ar Braz passa la semaine à faire le partage de ses biens entre ses enfants. Le dimanche, il se confessa avant d'assister à la messe. Le lundi il convia tous ses amis à un ultime banquet et le mardi il mourut. Mais il n'était pas à plaindre car ses largesses et sa bonté lui valurent de faire une bonne mort.

 

Ainsi soit-il pour chacun de nous.

 

D'après Anatole Le Braz, La Légende de la mort chez les Bretons armoricains, Paris, 1922-1923

 


 



 

Par Garo - Publié dans : Contes et Légendes pour un ami. - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 15:23

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Le 30 avril 2007, Grégory Lemarchal s'est envolé vers un autre ciel. Lui qui aimait tant la vie, qui a été d'un courage exemplaire,  qui a sûrement espéré vaincre cette mucoviscidose et qui nous à laissé en héritage, tant de moments d'émotions lorsqu'il est parti si tôt, trop tôt à 23 ans. Je n'aime pas me souvenir d'un anniversaire précis pour n'être obligée de rien. Simplement une pensée pour toi Grégory aujourd'hui. On ne peut pas t'oublier.

 

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montage Garo

 

Ce soir j'ai envie de mettre cette chanson,  c'est une de mes préférées.

 

Par Garo - Publié dans : C'est ma vie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 14:28

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En Bretagne, l'Ankou, dont le nom signifie " trépas ", est un squelette grimaçant vêtu d'une cape noire ou d'une souquenille en vieille toile qui  ne laissent voir que sa tête et ses mains. Il désigne de son index pointé ceux qui vont mourir bientôt. Il aiguise sa faux à la lame retournée à l'envers en la frottant  sur un os humain. Il se déplace dans une charrette aux roues de fer, le karrik ann Ankou, tirée par deux chevaux blancs, l'un maigre et efflanqué, l'autre gras et au poil luisant, tandis que ses deux assistants suivent le convoi à pied.


Le premier tient la bride du cheval, le second jette dans la charrette les morts que l'Ankou a fauchés. La charette est invisible et ne se signale que par son grincement sinistre; celui qui l'entend sait que sa dernière heure est venue. L'Ankou peut aussi emporter les morts dans sa barque de nuit, la bag noz. Chaque année, la nuit de la Toussaint, qui correspond à l'ancienne fête de Samain, l'ankou et les morts de l'année assistent aux repas que les vivants donnent en leur honneur. Ils se nourrissent alors de crêpes et de lait caillé arrosé de cidre, et ne quittent les lieux qu'au premier chant ddu coq.

 

Dans la forêt de Huelgoat, dans les monts d'Arrée, s'ouvre la bouche de l'enfer. L'Ankou y demeure dans un vaste palais éclairé de milliers de chandelles. Chacune d'elles symbolise la vie d'un être humain. Lorsque l' Ankou souffle sur l'une de ces chandelles, la personne meurt.

 

 

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Je vous mettai prochainement en ligne, une histoire en rapport de l'Ankou d'Anatole Le Braz, un de nos plus grands bardes perputuant notre patrimoine breton.

 


Par Garo - Publié dans : Contes et Légendes pour un ami. - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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